Mon corps, je t’aime, moi non plus …

Ode à ce que j’ai fait endurer à mon corps …

Ce corps qui m’appartient, m’abrite, me soutient, me supporte.

Ce corps qui me permet d’expérimenter, de courir.

De vivre.

 

Pourquoi lui ai je fais tant de mal ?

Pourquoi l’ai je tant abîmé ?

Pourquoi l’ai je tant détesté ?

corps, pansement, et s'aimer

Ça fait mal. On se fait mal, au plus profond de soi, de sa chair, de ses organes. Alors, on lutte. Contre soi. Contre les conséquences de cette lutte. Puis on lutte encore, contre soi, contre ses conséquences et contre le monde entier.

 

Puis tout s’écroule. 

LE CORPS DIT STOP.

On lutte encore pour ne pas l’entendre.

Il rétorque encore plus fort, toujours plus fort.

 

ET TOUT SEMBLE S’ARRÊTER.

L’espace d’un instant, d’un jour, d’un mois, d’une année, de nombreuses années, on s’était arrêté de vivre. Pour s’échapper, pour échapper à la réalité, au temps qui passe, à la vie.

PUIS CE CORPS CRIA.

Il cria de toutes ses forces, de toute sa chair, de tout son sang. Si fort que l’univers l’entendit, lui lança un élan de survie et l’obligea à se relever.

SE RELEVER.

Doucement, sûrement. Dans une douleur, différente mais si présente, forte, créatrice et entraînante. Celle qui ne naît qu’après la douleur de la perte, qu’après la peur de la fin. On se relève pour les autres car l’on ne s’aime pas. Puis, on stagne avant de réaliser la vraie force initiatrice :

SOI.

S’envelopper, se protéger, s’armer, se bichonner, se (re)construire, se tester, se dépasser, tenter de s’aimer. Oui, TENTER. ÉCHOUER. RECOMMENCER. Toute la vie. Savoir que malgré les obstacles, l’amour viendra. Il viendra de soi, de cette histoire, de ce passé, de cette rage, de l’étrange sublime aventure qu’est la vie.

SE POSER.

Reculer pour mieux sauter. Phrase de maman. Finalement utile. Surtout si on interprète le “reculer” comme “prendre du recul”. Chacun son interprétation. Il s’agit de la mienne, j’y crois, elle me parle. Ainsi, j’ai pris du recul sur ses 7 ans de troubles alimentaires. J’ai pris du recul sur les conséquences. Maintenant je comprends. J’ai conscience du chemin parcouru, de la nécessité de ce dernier, de la (trans)formation qu’il m’a apportée. Conscience du chemin à parcourir et de ma capacité à y parvenir. Conscience de la beauté des obstacles sur le chemin. Après quelques mois de pause, j’étais prête à partir à la chasse aux rêves.

DIVAGUER.

Plusieurs mois de quête de sens. Sans boussole. Puis je compris encore une fois. Je suis la seule à pouvoir décider de ma direction. Errer, chercher, tester, retomber, craquer, raccommoder, réaliser, se ressaisir. Oublier le négatif. Le négatif se fait pas avancer. Le négatif appartient au passé. Cap sur le positif.

SE FOCALISER.

Enfin réaliser l’alliance corps-esprit tant attendue. L’embrasser. La chérir … (suite à venir)

PARDONNER

Mon corps, je te pardonne, je te demande pardon et je t’aime

 

2020, me voilà.

Ton corps est ton temple

Chacune sa silhouette, chacune sa beauté !

 

J’espère que ce monologue t’aidera à aimer ton corps.

Il est, je pense, le début d’une mini série de monologue sur l’amour propre.

Donne moi ton ressenti en commentaire ou en privé sur instagram, je t’en serai tant reconnaissante.

 

Je vous embrasse fort mes petites cacahuètes  !

2 replies on “Mon corps, je t’aime, moi non plus …

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