Sensibilité et lâcher prise : un beau témoignage ❤

Aujourd’hui, un article un peu différent : le témoignage d’une autre survivante de l’anorexie. Avec Elisa, nous avons abordé ses anciens troubles alimentaires, le lâcher prise, l’acceptation de sa sensibilité et comment le véganisme l’a aidée à définitivement sortir de la restriction!

Témoignage d’Élisa

Prépare toi un petit thé et laisse toi guider à travers ce témoignage

inspirant et apaisant ! 

 

(Moi, Alixe) : – “Coucou Elisa, je te laisse te présenter comme tu le souhaites, avec le cœur.”

(Elisa) : – “Je m’appelle donc Elisa, judeabricot sur Instagram, et je viens d’être diplômée comme éducatrice spécialisée. Je suis une personne très sensible et très engagée dans le social : féminisme, causes animale et environnementales… Et je suis vegan depuis 3 ans et demi.”

 

– “Nous nous sommes en effet rencontrées sur Instagram ! J’aime tellement ton compte, frais et pétillant ! Pour introduire un peu le sujet de l’anorexie et ce qu’il y a autour, j’ai une première question :

As-tu toujours été si pétillante ?”

 

– “C’est amusant car petite, on me disait positive, voir naïve et rêveuse. Pourtant, je ne m’identifiais pas à cela.

J’étais créative et rêveuse. Mais aussi sensible et blessée par la société, le mal que l’on fait à la nature, les discriminations envers les femmes et les animaux. Je voyais même d’un œil négatif ma sensibilité. Maintenant, je comprends que cette grande sensibilité est une force. L’acceptation de ma sensibilité est venue en guérissant des troubles alimentaires finalement.”

 

– “Je comprends tout à fait ce que tu évoques. En guérissant, il est en effet indispensable de se reconnecter plus que jamais à ses émotions. Alors reprenons au début.

Te souviens-tu comment A commencé Cette déconnexion de ta sensibilité et les troubles alimentaires ?”

 

– “En 2014, après la perte de mon papa, je mangeais de moins en moins, me sentais déconnectée de mon corps. Parallèlement, je pensais que je devais être forte pour que mon père soit fier de moi. Inconsciemment, j’ai plongé dans un contrôle extrême.

J’étais une autre personne. A l’intérieur je n’avais plus de raison de vivre. Irritable et fatigable à cause de la sous-alimentation. Sans vitalité. Sans aucune sensibilité. En aménorrhée. J’ai ainsi dû arrêter le sport. J’ai même été hospitalisée après de multiples malaises.

Ces 2 jours d’hôpital m’ont faite sortir du déni. J’ai accepté d’être aidé. Mon entourage a joué eu rôle essentiel dans ma guérison et cela a été possible puisque je n’étais pas hospitalisée heureusement. J’ai pu continuer à voir d’autres personnes. Mes amis m’incitaient à sortir comme avant. C’était difficile au début mais très bénéfique.

Créer de la convivialité et être présent sont les meilleurs comportements à avoir avec une personne souffrant d’anorexie. Ne pas forcer à manger, ne pas infantiliser, ne pas juger.”

 

– “J’ai expérimenté 3 mois d’hospitalisation à 14 ans et te rejoins tout à fait. L’hospitalisation longue n’est pas la solution puisque le psychologique et le lâcher prise sont à prendre en compte en PRIORITÉ. On sent d’ailleurs dans ton témoignage que l’anorexie n’a été qu’une manifestation d’un mal-être plus profond.

Quels seraient donc tes conseils pour s’en sortir « à la maison » (les miens ici) ? Par exemple, j’ai l’impression que toi aussi la cuisine t’a aidé ?”

 

– “Oui, je me suis mise à cuisiner et même si je ne mangeais pas tout, je reprenais goût aux aliments. Il faut laisser de la liberté à la personne quant au choix de ses aliments. Comme ma maman disait « mange ce que tu veux, tant que tu manges ! ». Durant la réalimentation, je tentais d’évincer de moins en moins aliments. Ce processus est long mais primordial. Certainement 1 an et demi.

A la fin, je faisais aussi des crises de boulimie. Comme nous en discutions il y a peu, il faut ACCEPTER. Le corps a tellement souffert, qu’ensuite il se rattrape. Particulièrement après un gros effort par exemple ou un repas trop léger.”

 

– “De la même manière, j’avais l’impression que mon corps testait l’autre extrême pour m’aider à trouver l’équilibre ! D’ailleurs pour retrouver l’équilibre, pour guérir il est indispensable d’explorer le mal-être profond qui nous a fait sombrer.

En te faisant aider, as-tu réussi à atteindre cet inconscient qui t’a mené à l’hyper-contrôle, A l’oubli de ta sensibilité ?”

– “Je ne voulais pas m’identifier à celle d’avant. Cela signifiait être joyeuse comme quand mon papa était là. J’avais peur du jugement d’autrui. Or ayant une haute sensibilité, le contrôle était la façon d’éviter de montrer mes émotions et cette envie de vivre !

Ce n’était pas du tout une envie de maigrir. L’envie de perdre du poids est venue après, en voyant le chiffre baisser. Comme un engrenage !

Et puis, en me coupant de mes émotions, ma pensée et mon corps étaient complètement dissociés. Grâce au sport et au reiki, j’arrive à me réapproprier ce corps” ❤

 

– “En définitive, Quand ta SENSIBILITÉ a t’elle repris ses droits ? quand t’es-tu considérée comme réellement guérie ? 

 

– “Plus de 2 ans après le début de l’anorexie, je suis devenue végétarienne puis vegan. A ce moment, j’avais encore des doutes par rapport à ma guérison de l’anorexie mais aucun doutes quant à mes convictions. J’avais juste peur que cela représente à nouveau des restrictions alimentaires cachées derrières des valeurs humaines. En fin de compte, j’ai réalisé que ces convictions représentaient qui j’étais. En effet, grâce à des recherches et un stage dans une ferme pédagogique, j’ai conscientisé l’impact de mes choix alimentaires sur les animaux ! J’avais le besoin immédiat de mettre mes valeurs en accord avec mes actes, mettre quelque chose dans mon corps qui n’implique pas de souffrance (écologique, humaine et animale). Un vrai soulagement ! “

 

– “Le véganisme fut donc la dernière étape de ta guérison ? On peut dire que cela t’a permis de vivre pleinement alignée avec tes valeurs et ta grande sensibilité.

Bref lâcher prise, quant aux préjugés et soit-disant règles Alimentaires ?”

 

– “Exactement ! J’ai aussi déconstruit beaucoup d’idées sur des aliments que je m’interdisais comme le beurre de cacahuète que je vois désormais de façon plus saine. Etant ado j’en mangeais de façon compulsive. Ensuite, je l’ai longtemps banni. Puis, son utilisation fréquente dans les recettes vegan m’a donnée envie de réessayer. Désormais, je sais ainsi l’apprécier si j’en ai envie, sans culpabilité.

Les plats vegan, aussi, sont tellement différents des plats traditionnels qu’ils m’ont aidé à prendre un nouveau départ culinaire. Comme si je réapprenais à manger et découvrais de nouvelles saveurs. Je peux aussi désormais sans problème aller au restaurant, notamment dans les nombreux super restos vegan à  Paris !”

 

– “Ton histoire avec le beurre de cacahuète prouve bien que l’interdit crée l’envie ! Les effets du lâcher prise et l’écoute de sa sensibilité mentale et corporelle relèvent presque de la magie ! Ainsi, comme souvent, la guérison s’est transformée en processus de reconnexion interne très puissant pour toi !

Comment la guérison t’a fait avancer voir changer ? ” 

 

– “Assurément. Je me suis réconciliée avec mes émotions en me recentrant sur ma vraie personnalité. J’ai appris à lâcher prise (en effet c’est indispensable pour guérir) !

Puis j’ai aidé d’autres malades de l’hôpital où j’étais suivie. J’y ai plusieurs fois témoigné. Cela donne un objectif et de l’espoir à ces jeunes femmes qui ont peur de guérir et de sortir du contrôle.

Je ne m’identifie plus du tout à l’anorexie ! Bien entendu, je suis ravie d’en parler par messages privés si d’autres personnes souhaitent m’en parler suite à cet article de blog !  Aujourd’hui, à travers mes post instagram je partage autour d’autres sujets qui me plaisent et me représentent. A savoir sensibiliser à la nourriture végétale, amener à des prises de conscience et partager du positif sur Instagram par exemple. Du reste, je viens de sortir mon ebook de recettes végétales dont 50% sont reversés à des associations de défense des animaux !

Son ebook de recettes végétales

Le e-book de recettes végétales d’Elisa !

 

– “C’est très honorable et vraiment inspirant !

Que diraiT l’élisa d’aujourd’hui, super épanouie, à l’élisa qui entamait un régime pour échapper à sa sensibilité et à elle-même ?”

 

– ” Je lui dirais que tout allait s’arranger, qu’elle avait le droit au bonheur malgré la situation, que sa sensibilité ne la rendait pas faible ! N’écoute pas les autres. Ecoute tes émotions. Ce sont les meilleurs moyens de connexion à toi et tes valeurs. Cette question est intéressante car j’aurai vraiment eu besoin d’une personne qui me comprenne, ayant vécu une situation similaire !”

Elisa, aujourd'hui, pleine de vie

Ce regard de “désormais tu ne me piqueras pas mon assiette !”

 

J’espère que le témoignage d’Élisa t’aura autant inspiré et touché que moi !

Élisa prouve encore une fois que nos émotions sont de vrais cadeaux ! Elles sont plus particulièrement la clé d’accès à notre inconscient et nos besoins.

En devenant vegan elle a franchie une étape de plus vers sa sensibilité et c’est réellement réalignée ! Il y a de quoi en avoir des frissons !

D’autant que c’est accessible à tous, en étant accompagné.e et déterminé.e !

 

Envie de lâcher prise, te reconnecter à ta sensibilité ?

Je t’accompagne avec plaisir

 

Bisous à toutes et à tous ! 

 

PS hors sujet : comme moi Elisa n’est plus carencée en fer, comme moi, depuis qu’elle est vegan ! Merci les légumineuses !!

 

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