Le jugement des autres, peur et solutions

C’est la rentrée ! Que tu reprennes les cours / le travail ou qu’il s’agisse d’un mois comme les autres, tu n’as pas pu passer à côté de la nouvelle ^^. La rentrée, pour moi, c’est les chouettes souvenirs de choix entre un cartable Barbie ou Chipie, de manuels à couvrir, d’un.e nouvel.le maître/maitresse, des retrouvailles avec les copains copines, des cris et rires dans la cours de récré … Mais c’est aussi le souvenir de la peur du jugement des autres à propos de ce cartable et de ma tenue colorée, la honte de ne pas être allé en vacances au bout du monde, le retour des gentilles dénominations du style « intello » « dumbo » (car j’avais l’oreille décollée) …

Le jugement des autres : ses effets sur l’expression de ma personnalité 

Je me suis toujours sentie différente des autres car j’adorais être dans ma bulle.

J’aimais jouer avec mes copines et surtout ma meilleure amie.

Mais, secrètement, je rêvais de retourner m’inventer des histoires et faire mes devoirs au calme.

Et puis, je ne comprenais pas les autres. Les enfants de mon âge ont rapidement été un mystère à mes yeux, trop enfantins, trop indisciplinés, trop insouciants ? Et d’un autre côté, ma maman me couvait beaucoup trop pour, inconsciemment je le comprends désormais, freiner cette partie de moi qu’elle voyait grandir trop vite.

Alors, pour exprimer ma liberté et ma maturité, je m’inventais des « histoires d’adulte ».

Cet échappatoire m’a longtemps convenu.

Enfin à moitié.

Car à côté, je redoublais d’efforts pour « m’intégrer » mais souvent très maladroitement. Pourquoi ? Car JE me poussais toujours plus à être parfaite pour répondre aux attentes que je ressentais ainsi qu’être « normale » et ne pas déranger.

Par exemple, à 7 ans, j’ai demandé à ma maman de faire mon anniversaire à macdo car c’était à la mode … alors que je détestais macdo (ma mère aussi d’ailleurs !) … Alors oui, la maison à boules c’était chouette mais étant hypersensible au bruit, c’est vite devenu un enfer. Et cerise sur le gâteau : il n’y avait pas de gâteau ! Ils proposaient soit hamburger (à 16h, la base), soit un dessert pas fameux. Je me souviens être rentrée et regretter mes anniversaires habituels tranquilles à la maison ! Rien ne valait, pour moi, des activités manuelles, de la musique pour se déhancher et le gâteau au chocolat de maman avec mon âge écrit en smarties !

Malheureusement, les goûts des AUTRES, en grandissant, n’étaient plus les mêmes.

Alors je DEVAIS me conformer.

Enfin, je PENSAIS QUE je devais !!

Et ça c’est l’histoire de ma vie !

Toujours avoir été tiraillée entre l’envie d’être moi,

hypersensible, un peu extravagante, têtue, perfectionniste, énergique et pipelette,

et le soi-disant besoin de rentrer dans le moule !

jugement des autres - mélancolie
L’impacte de la rentrée scolaire dans cette histoire

Pour en revenir à la rentrée, tu ne peux pas savoir à quel point cette période me stresse tous les ans, inconsciemment. Pourtant les rentrées au lycée furent beaucoup plus agréables ! Mais elles ne font pas le poids face à toutes ses années de primaire et par-dessus tout celles du collège.

(mon article sur la santé et le stress)

C’est en discutant avec certaines d’entre vous que j’ai découvert que nous avions toutes une certaine appréhension face à la rentrée. Une angoisse particulièrement liée à la peur du jugement des autres. Et j’imagine que c’est pire actuellement étant donné la vitesse malsaine à laquelle les petites filles grandissent ! 

D’ailleurs un documentaire nommé « adolescentes » sort le 9 septembre et je t’encourage à

écouter les 2 ados qui ont été filmées de 13 à 18 ans sur France inter (10 minutes) 

J’ai hâte de te donner mon avis sur ce film !

Et dès aujourd’hui, j’ai envie de t’apporter 3 clés pour te détacher du jugement des autres ♥

 

L’origine de l’importance (malsaine !!) du jugement des autres 

En effet, l’avis des autres nous conditionnent et nous impactent beaucoup trop comme tu le sais certainement.

La faute à qui ? A nous-mêmes ! Enfin, plus précisément, à nos pensées limitantes et croyances ! Depuis l’enfance, comme je le décrivais précédemment, les normes s’imposent à nous. Car les normes nous « aident » à être accepter, à faire partie d’un groupe social en étant vu comme quelqu’un de « bon ».

D’un point de vue neuroscientifique, nous engrammons notre fonctionnement entre 0 et 7 ans. Nous gardons ensuite, dans notre inconscient, tout ce que nous DEVONS faire et être. Pour être « bon » et faire les choses « bien ».

Lorsque l’on se sent différent ou que l’on veut tester quelque chose de nouveau, l’histoire se complique. Notre cerveau primitif y voit un danger d’exclusion et donc de mort (en référence à l’histoire humaine). Mais notre cerveau évolué (néo-cortex) et notre cœur tentent simultanément de laisser notre personnalité s’exprimer.

 

Et l’impact sociétal moderne encore une fois …

Avec l’importance du physique et du paraître dans notre société, ce phénomène est encore plus complexe et vicieux. Les réseaux sociaux, les magazines, la télévision etc nous mettent dans un état de comparaison à l’autre constant.

De plus, les corps représentés dans ses médias sont quasi toujours “dans la norme”.

La peur de se montrer est alors omniprésente.

Le changement physique est encouragé et présenté comme LA solution pour être accepté.

Pareil du côté des idées / de la morale, les personnes ou groupes minoritaires qui pensent et agissent différemment sont stigmatisés et victimes de préjugés.

 
Fort heureusement, les choses bougent !

De plus en plus de personnes (connues ou pas !) prennent la parole sur cette grave problématique ! Je t’encourage vraiment à prendre la parole sur ce sujet ou tout sujet qui te tient à cœur ! La parole, l’écriture sont de merveilleuses façons d’éveiller les conscience et de partager ! 

Même si, les critiques existent encore énormément. Et que parfois, certaines personnes pensant ne plus juger sont maladroites ou trop sous l’emprise de leurs croyances et continuent à le faire.

Pour citer un exemple personnel, je pense que toutes femmes peuvent témoigner de leurs complexes physiques (en rapport avec le #bodypositive) contrairement à certaines qui affirment que seules les personnes « trop fines ou trop grosses » le peuvent ! Nous avons chacune une histoire différente, une perception différente et surtout si nous arrêtions de fixer ce genre de règles : tout le monde s’occuperait de ses fesses !

Justement, passons aux 3 conseils pour se débarrasser de la charge mentale du « être bien sous toutes les coutures » !

Adieu la peur du jugement des autres

Car gros scoop : Personne n’est parfait 😉 !

jugement des autres - solutions

Comment se contre-fiche du jugement des autres :

 

1- Arrêter de juger les autres !

Te souviens-tu de cette phrase d’enfant : « celui qui le dit c’est celui qui y est ! » ? Et bien la vérité sort de la bouche des enfants n’est-ce-pas 😉 ?

Commence par cesser de juger les autres car comme le disait le formateur de ma certification de coach : QUI ES-TU POUR JUGER ?!?

Chaque personne a son histoire, ses circonstances, ses pensées, ses goûts, ses rêves et tu ne connais bien souvent rien de tout cela ! Et honnêtement même concernant tes proches, tu n’as pas toutes les cartes en main pour analyser la situation !

Il y a autant de perceptions de la réalité que d’individus, autant de corps que d’individus

Exprime toi, écoute les autres, aime toi et aide les autres à s’aimer !  

2- Celui/celle qui juge, se juge lui-même

Je m’explique. L’autre est ton miroir, tu vois en lui ce que tu voudrais être, ce que tu désires ou au contraire ce que tu ne souhaites pas être ou avoir… Ta réaction découle de cette impression.

Donc dans les 2 cas, nous jugeons à cause de ce que l’autre projette sur nous : jalousie, envie, admiration, dégoût, haine, …

Dans le cas où tu juges : demande toi toujours ce que cette personne te renvoie, demande toi si c’est grave, comment accepter ta condition et / ou voir ce que tu peux faire pour changer les choses dans TA vie.

Dans le cas où tu es jugé.e : prends du recul et ne le prends pas personnellement ! Tu sais en effet désormais que cette personne SE juge finalement ! Ne te remets pas en question à cause de cela, écoute TON intuition et ton cœur et n’alimente pas tes propres peurs avec celles des autres. Vois aussi comment aider cette personne si possible.

Le formateur disait aussi beaucoup : « Think win-win » (pensez gagant-gagnant) !

Par exemple, dans ce cas, ne pas juger les autres les aidera à se sentir mieux dans leur vie et à moins t’envier/te haïr

donc à arrêter de te juger !

Comme ça tout le monde est content !

3- Se recentrer sur soi et faire les choses pour soi

D’après les 2 points précédents tu comprends bien que si tout le monde s’occupait de ses fesses, le monde tournerait plus rond et nos relations seraient grandement apaisées !

Chaque jour, pose toi un instant pour écrire ce que tu as sur le cœur, définis tes projets, planifie les next steps et passe à l’action.

Sans penser au jugement des autres.

Sans t’arrêter pour juger les autres.

Au contraire, teste, ajuste selon tes envies, adapte selon tes idées, crée ta réalité et inspire toi des meilleurs dans ton domaine. Pense à tout ce que le chemin t’apporte, à tout ce que tu fais pour toi et comment tu inspire(ra)s autrui positivement, à ton tour. 

Si tu ne sais pas quelles questions te poser, si tu es dépassée par toutes les ressources dispo sur le dév perso, si tu es mal dans ta peau mais que tu ne sais pas par où commencer : rempli le formulaire et réserve 30 minutes d’appel visio gratuit avec moi !

Nous verrons, ensemble, comment te rendre rayonnante et confiante en toi chaque jour !

dépasser le jugement des autres - coaching
photo : @anthonytn.photography

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